Affichage des articles dont le libellé est vitrines. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vitrines. Afficher tous les articles

vendredi 20 mai 2011

Les pièces de 2 francs ...

Se damner pour une chocolatine ...


L'argent n'était pas monnaie courante dans mes poches, pourtant parfois ma grand mère, qui n'aimait pas les pièces de 2 Francs m'en offrait quelques unes que je gardais précieusement pour le trésor de 4 heures ... 
Une par une, elles finiront dans la caisse de la dame au sourire. Pince à la main, elle prenait délicatement le travail du "pâteux" qu'il avait du faire avec soin tellement ses chocolatines étaient hors du commun. 


Pas un simple pain au chocolat, non , une chocolatine croustillante et couverte d'une fine couche de sirop craquant et brillant. Pas encore sorti de la pâtisserie de Monsieur Greil, je la dévorait des yeux, le sourire avait disparu, seule ma viennoiserie en main n'avait d'importance pour moi ... je sentais ma salive emplir ma bouche avant même d'avoir gouté cette douceur mais il allait falloir attendre, être patient. 


A 4 heures, j'allais m'assoir dans un coin de la cour, le temps d'une partie d'osselets pour les uns, d'une marelle pour les autres, j'ouvrais la poche pour en sortir le petit délice... hummmmmmmmmmm ...

Pâtisserie Collobert, 1 rue Roudier, Libourne ( Ex Pâtisserie Greil )

dimanche 8 mai 2011

Le vieux boulanger ...

Fallait rater le car ... 


Tous les mardis, c'était sa sortie à la ville, il fallait aller chercher le gros pain de 4 à la boulangerie Libournaise. Tous les mardis , je pouvais partir avec lui en voiture, il était déjà très "vieux" et sa 4 L ne sortait que très rarement du garage mais je savais qu'il m'emmènerait comme à chaque fois. Il fallait passer le pont de Fronsac , longer les quais et remonter le cours des Girondins. On faisait le tour du 15 eme Dragon et on arrivait face au temple Libournais. Il se garait, on descendait, traversait la grande place de la croix rouge et nous arrivions dans cette boutique qui devait lui rappeler tant de souvenirs . 
Il ouvrait la porte, la boulangère lui faisait son plus beau sourire et comme chaque Mardi, elle avait préparé son pain. Il le prenait entre ses mains, le faisait craquer et le sentait, il le reposait, souriait à la boulangère à son tour. Doucement il se retournait et disait comme chaque Mardi " tu vois petit, ça c'est le meilleur pain de Libourne ! " il ajoutait une chocolatine, me la tendait, me mêlait les cheveux et me tapait sur l'épaule en me disant " et travaille aussi bien que celui qui fait ce pain" !

Je partait trottinant, c'était une journée qui commençait bien .

La gerbe d'or place de la Croix rouge à Libourne